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Réaction à l’acte de racisme à Cergy #2


Cet article fait suite aux divers événements survenus récemment en France au cours du dernier week-end du mois de mai-début juin entre l’agression ayant conduit à la mort de Youssoupha à Saint-Etienne, l’agression d’un livreur noir à Cergy, l’agression d’un livreur noir de Domino’s Pizza en région parisienne, les insultes à caractère raciste d’un propriétaire du XVIe arrondissement ou encore l’homme noir renversé sur l’avenue des Champs-Elysées.

La culture de l’instant présent

Bien trop souvent encore, nous avons pour habitude de constater les faits lorsqu’ils sont d’actualité puis de s’en désintéresser immédiatement par la suite. C’est la culture de l’instant présent qui nous fait malheureusement penser de cette manière et c’est ce qui fait que les choses n’avancent pas.
Selon moi, la culture de l’instant présent est à l’image de la société actuelle, c’est-à-dire surfer sur le buzz médiatique, se hâter de faire les gros titres sur une « affaire qui fonctionne ». Ce qui conduit à une masse d’informations parfois bénéfiques qui permettent à des personnes malgré elles de s’informer en étant mis au cœur de l’actualité. Cependant, malgré cela, il arrive souvent qu’on ne se sente pas concerné par un événement lointain qui ne nous touche pas et/ou qui ne nous affecte pas personnellement, ce qui a pour conséquence négative de rendre difficile l’idée d’un changement des comportements et des mœurs sur des sujets plus élaborés comme le racisme dont il est question ici. 

C’est pourquoi des actes similaires ou s’y rapprochant se sont produits dans le passé, se produisent actuellement et vont encore se reproduire à l’avenir. 

L’acte raciste de Cergy 

Je ne vais pas revenir dans les détails de l’affaire de Cergy, car d’autres sites ou médias ont parlé plus en détail de la problématique et du sujet concernant le Brasco. (Cliquez sur l’image correspondante)

French Baloo
Crazy Sally
Sous Culture

Ici, nous allons aborder la notion de racisme en général puis la notion de racisme entre la communauté noire et la communauté maghrébine.
Tout d’abord, étymologiquement parlant, le racisme ne devrait même pas exister, car le mot racisme fait appel à une distinction et à une hiérarchisation des individus en fonction de leur appartenance raciale, or tous les hommes présents sur Terre aujourd’hui, sont des Homo sapiens. Rien à voir avec les autres espèces humaines qui ont existé comme l’homme de Néandertalien, l’Homo Erectus, l’Homo Habilis, etc. Du coup être raciste ou parler de racisme est du point de vue scientifique un abus de langage. D’autant plus que les différences qui existent entre nous, ne sont dûes qu’à une différence dans la pigmentation de la peau causée par l’environnement géographique dans lequel l’homme à évolué…
Ensuite, comme je l’ai énoncé sur Instagram (@fisko91), « ce qui est visible n’est que le reflet de ce qui est invisible ». Cela pourrait nous emmener à penser que ce qu’a dit cette personne à l’encontre de la femme qui a filmé la scène, est le fruit d’une pensée assez répandue au sein de sa communauté. Néanmoins, cette vision est l’une des conséquences directes d’un fait historique peu connu des nouvelles générations : la traite arabo-musulmane. En effet, elle a duré 13 siècles du VIIe au XIXe siècle et bien qu’ayant été abolie, elle reste encore présente dans les mentalités de certaines personnes au Maghreb et au Moyen-Orient. Cette vision n’a pas sens du point de vue religieux car l’islam prohibe l’esclavage et la hiérarchisation des hommes en fonction de leur couleur de peau/origine ethnique S49V13. Quelques funs-facts au passage, la première personne à avoir fait l’appel à la prière était noire (Bilal) et le pays qui compte le plus de musulmans au monde est l’Indonésie avec près de 13% des musulmans du monde.
Ainsi, l’idéologie fièrement prônée par cet homme s’apparente plus à du nationalisme, or le Prophète ﷺ a dit : « N’est pas des nôtres celui qui appelle à al ‘assabiyah [nationalisme/tribalisme] qui combat pour la ‘assabiyah, ou qui meurt pour la ‘assabiyah ». (Rapporté par Abou Daoud).

Le problème de la communauté noire

Premièrement, il n’y a pas au monde d’autre communauté autant divisée que la nôtre, entre Antillais, Africains de l’Ouest, Africains de l’Est, subsahariens, afro-descendants ou encore à une échelle géographique plus restreinte avec les divers conflits ethniques et/ou tribaux au sein des pays même, des scissions sont présentent et tout cela complique la donne. Nous sommes pourtant tous noirs aux yeux des autres, nous avons tous le même combat, mais pour nous, nous sommes différents, certains d’ailleurs, ne se sentent pas concernés par les problématiques d’autres noirs et d’autres se sentent bien plus concernés par les problèmes d’autres noirs notamment, de ceux vivant outre atlantique, et cela, même avec plus d’enthousiasme que pour les leurs.
De tels comportements ne sont pas visibles pas dans d’autres communautés comme la communauté asiatique et indienne. Ce sont toutes des communautés minoritaires certes comme nous en occident, mais leur cohérence politique, leur mindset vis-à-vis de leur conception de la vie, du business et d’eux-mêmes est différente en tout point de celle de la communauté noire et ont poussé à leur respect et cela a contribuer à leur pouvoir. Quant à nous, au lieu de soutenir nos talents, tirer vers le haut la communauté, prendre position à notre échelle en contribuant au développement de nos pays. Je trouve que l’on passe beaucoup trop nos temps à chercher la liberté et l’égalité en occident en nous faisant passer aux yeux du monde comme des éternelles victimes alors qu’on ne se respecte pas. 

Deuxièmement, tout le monde se plaint de la situation des noirs en occident, mais peu de personnes parlent de la situation en Afrique. On sait que nous sommes des étrangers (d’origine) et quoiqu’il advienne, cela en restera ainsi. Le souci, c’est que dans cette lutte de reconnaissance dans les pays du nord, nous avons détourné nos regards du continent africain, et même de zones historiquement riches en histoire et en enseignement pour notre communauté comme Haïti ou le Brésil.
Pour aborder plus en profondeur le cas africain, il faut savoir que des africains sont devenus des étrangers dans leurs propres pays et que les richesses matérielles et minières sont exploitées par tout le monde sauf par les africains, mais pourtant ça n’a pas l’air d’émouvoir tant que ça les gens ? De plus, les indépendances ont été « accordées » il y a 60-70 ans, mais rien à changer, l’ingérence des pays occidentaux est toujours d’actualité et on est aujourd’hui en 2021 à une étape où les africains débattent sur leur préférence entre être sous tutelle russo-chinoise plutôt que française. 

C’est très triste et regrettable, car comme le dit si bien des proverbes : l‘union fait la force en revanche, actuellement, nous sommes dans le prisme du diviser pour mieux régner. 

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